Viking 76

Mardi 10 Octobre 2017

La saison 2017 touche à sa fin. Avant d'entamer un nouveau chapitre, il me restait une dernière chance d'accrocher un podium, mon objectif pour cette première année de compétition. Direction donc la Seine-Maritime, en Normandie, pour la Viking 76, une cyclosportive au parcours vallonné qui devrait bien me convenir.

Dimanche, le réveil a sonné tôt, très tôt. 5h15 ! Accompagné par mon père, je profite du trajet entre Paris et le Mesnil-sous-Jumièges pour jeter un oeil au parcours, avaler un gâteau d'effort et me dégourdir les jambes avec une séance de Compex. Arrivé(s) un peu tard, j'ai tout juste le temps de me préparer qu'il faut déjà rejoindre le sas de départ. Tant pis pour l'échauffement, je profiterai des premiers kilomètres tout plats le long de la Seine pour mettre la machine en route... gentiment.

Gentiment ? Pas vraiment ! Parti dans les toutes dernières positions, je n'ai pas d'autre choix que de faire claquer les watts dès le départ pour ne pas voir filer le peloton et remonter un à un les 265 (270 - 5) concurrents partis devant moi. 6' à 314w, 47km/h de moyenne, je suis chaud, bouillant même ! Replacé parmi les tout premiers au moment d'aborder la première difficulté au KM11, la côte de Duclair (3km à 3%), j'en profite pour observer la concurrence. Comme toujours en cyclosport, on retrouve à l'attaque en début de course quelques coureurs sur-excités et surtout peu lucides sur leurs capacités. Mais pas que... Certains ont un beau coup de pédale. Si deux-trois costauds décident de bouger, la situation pourrait se décanter rapidement.

Au KM20, deux hommes lancent les hostilités. Un contre part. Je décide d'y aller. L'écart avec les deux fuyards grimpe à vingt-cinq secondes. Derrière, quatre coureurs sont sortis. On lève le pied pour attendre leur retour, puis la chasse s'organise. À sept contre deux, il nous faudra dix minutes pour opérer la jonction. Deux plus trois plus quatre, nous sommes désormais neuf en tête. Le peloton est pointé à une minute. Il reste 115km à parcourir.

Très vite, les choses s'organisent. L'entente dans le groupe est plutôt bonne. Tout le monde prend ses relais. Tout le monde sauf un - qui répète à qui veut l'entendre qu'il n'a pas les jambes pour passer - il se reconnaîtra... ou pas1 ! Il terminera cinquième : LOL. Derrière, le peloton tarde à réagir. L'écart passe rapidement à deux, puis trois, puis quatre minutes. Ils ne nous reverront plus, pas plus que la poignée de coureurs intercalés qui terminera à plus de 6'. Le top 10 est dans la poche !

Il faut attendre le KM90 pour voir le groupe se scinder en deux. Damian Wild, l'un des deux échappés de la première heure tente de nouveau sa chance en solo. À un contre huit, son offensive semble vouée à l'échec, mais malgré notre supériorité (numérique!), l'écart reste stable, autour de 25”. Hugo Bouguet, coureur du CM Aubervilliers, tente de secouer le cocotier et place une attaque violente au sommet de la bosse de Sainte-Austreberthe. Je m'accroche tant bien que mal, suivi de près par David de Vecchi. Sous les coups de boutoir d'Hugo, le groupe explose. Nous ne sommes plus que trois.

Les quarante minutes qui vont suivre sont intenses. 320w de moyenne, ça commence à piquer. Victime de crampes, Hugo reste calé dans nos roues, mais David roule pour deux (et demi). L'ardoisier nous annonce à chaque fois une bonne et une mauvaise nouvelle : devant, Damian s'envole, tandis que derrière, les poursuivants perdent du terrain. Top 4 !

La fin de course est plus tranquille. Les écarts sont figés. L'intensité retombe, seulement 280w sur les 40' dernières minutes. La dernière difficulté, située à 15km de l'arrivée, ne changera rien. Le podium devrait se jouer au sprint, un exercice que je n'affectionne pas particulièrement. Dans les derniers hectomètres, je profite d'une bosse pour tenter ma chance. Hugo et David répondent du tac au tac. Pas le temps de se rassoir qu'il faut déjà repartir. L'arrivée est en vue. Je lance le sprint d'un peu loin, à 400m. Hugo se relève, mais David est encore là... puis me dépose pour aller chercher la deuxième place, méritée ! Je me « contente » de la place de 3, mon meilleur résultat cette saison. Vivement la prochaine !

1 Le coureur en question aura sans doute un avis différent si j'en crois son commentaire sur Strava : « je fais ma part de travail sauf dans les bosses ou je subis un peu plus ». Double LOL.

3 commentaires

Florent LIGNEY - Mardi 10 Octobre 2017 à 16:07

Bravo !

Romain - Mercredi 11 Octobre 2017 à 12:17

Bien sympa ce résumé. Tu finis la saison sur une belle note. Cela récompense tous tes efforts cette saison. Bravo!

Aurélien - Mercredi 11 Octobre 2017 à 12:45

Merci ! Oui, c'est une belle récompense, je suis super content. Le travail finit toujours par payer ! Le plus dur reste à venir : confirmer l'an prochain et gravir un jour les deux dernières marches ;-)

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